La difficile question de la réforme des retraites

La difficile question de la réforme des retraitesAprès plusieurs mois d’audit réalisé par la COR (Commission d’Orientations des Retraites), son ex-présidente Mme Yannick Moreau a rendu son rapport au gouvernement vendredi dernier. Mandatée par le président Hollande, elle y présentait un certain nombre de mesures qui devaient finalement aider le gouvernement à réformer notre système des retraites actuellement en plein déficit, dès cet automne pour une mise en application en janvier 2014.

Il faut dire que la tâche est ardue car cette énième réforme intervient dans un contexte économique tendu, avec en plus la pression de la Commission Européenne qui pousse bon gré mal gré la France à réformer coûte que coûte afin de résorber son déficit public. Pourtant, c’est une réalité : notre système de retraites à répartition si solidaire par principe, n’en demeure pas moins aujourd’hui complètement déséquilibré et ruiné. Et l’on peut bien palabrer sur les multiples raisons à l’origine de cette débâcle, il en est une pour laquelle on ne pourra rien changer : le facteur démographique. On vit plus longtemps, c’est vrai, de plus la population française comporte plus de seniors que d’actifs et, ce phénomène n’est pas prêt de s’inverser.

Alors comment rétablir l’équilibre financier de ce système, tout en conservant « une justice sociale pour tous » selon les vœux de l’actuel gouvernement ? Cela semble illusoire, et les préconisations du rapport Moreau ne présagent rien de réjouissant :

  • Report de l’âge du départ à la retraite, récemment fixé par l’ancien gouvernement à 62 ans avec application en 2017.
  • Allongement de la durée de cotisation : on passerait de 41.5 à 43/44 ans
  • Disparition du mode de calcul des pensions de la fonction publique pour prendre celui du secteur privé (au lieu de prendre en considération les 6 derniers mois de salaire, seules les 25 meilleures années seraient retenues)
  • Augmentation des cotisations patronales, le chiffre de + 0.3 % a transpiré mais rien n’est moins sûr.
  • Fin de la revalorisation des pensions selon la hausse des prix
  • Alignement de la CSG des retraités (6.6%) sur celle des actifs (7.5 %)
  • Suppression de l’abattement fiscal de 10% pour frais professionnels des retraités
  • Fiscalisation des avantages des familles nombreuses
  •   ….

On peut se demander, après l’intervention du Président de la République sur la chaîne M6 dimanche dernier, si ces quelques recommandations très « impopulaires » impactant une fois de plus les cotisants, les entreprises et les retraités, seront prises en compte pour sauver nos retraites ? En pleine récession économique, l’application de ces mesures semble extrêmement difficile, d’autant qu’aucune de ces propositions ne résout le problème des inégalités, évoqué à maintes reprises par la COR, et qui déstabilise notre système des retraites. En effet, qu’en est-il des différences de pensions et de traitement existantes entre le secteur privé et le secteur public, entre les hommes et les femmes, et bien sûr, quid de la douloureuse question de la pénibilité du travail ?

Autrement dit, rien n’est acté. Les concertations avec les partenaires sociaux vont débuter dès la fin du mois de juin, elles risquent fort d’être houleuses. En attendant, au-delà de l’inquiétude que ressentent les français concernant l’avenir incertain de leur retraite, la question de la réforme du système des retraites divise plus que jamais les concitoyens.

Sans plus attendre, si vous redoutez la baisse de vos revenus à la retraite, n’attendez pas une réforme « miracle ». Agissez en épargnant volontairement pour vous constituer un patrimoine locatif. Car, des solutions existent pour toutes les bourses et en toute sérénité pour votre avenir : la location traditionnelle, la location meublée, l’investissement sur des supports monétaires, des supports pierre-papierassurant des rendements certains et valorisant ainsi sa  retraite.

Le dispositif Malraux 2013 à la rescousse des contribuables les plus imposés !

La loi Malraux 2013 a le vent en poupe !Depuis fin 2012, une tempête fiscale sévit sur les patrimoines les plus élevés, déversant sans accalmie une dépression d’impôts sans précédent :

Bref, cette météo « fiscale » presque brutale continue de dévaster les patrimoines des contribuables français situés dans les plus hautes tranches.

Pourtant, il existe une loi depuis 1962 qui n’a cessé d’évoluer pour devenir un outil défiscalisant très performant adapté aux patrimoines hautement fiscalisés. Il s’agit pour ceux qui la connaissent déjà de la loi Malraux. Son objectif original n’était pas l’attrait fiscal en soi, mais bien de favoriser la réhabilitation d’anciens bâtiments classés situés dans des zones protégées. Au fil des années, ce dispositif s’est doté d’un avantage fiscal qui, avant 2008, prenait la forme d’une déduction fiscale et qui, dès 2009, s’est transformé en réduction fiscale.

En 2013, la réduction d’impôt atteint 30% pour les immeubles implantés en secteur sauvegardé ou quartier dégradé, et 22% pour les immeubles situés dans une zone de protection du patrimoine architectural ou une AVAP (aire de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine). Cependant ce n’est pas tant le taux de ce dispositif qui va changer la donne, mais bien sa sortie du plafonnement des niches fiscales annoncé par la loi de finances de 2013 votée en décembre 2012.

Le principe de cet investissement immobilier est très simple :

  1. vous bénéficiez pendant 4 ans maximum de  la réduction d’impôt liée aux caractéristiques de l’immeuble
  2. en contrepartie des dépenses (limitées annuellement à 100 000 €) engendrées par la restauration complète,
  3. pour ensuite louer le bien nu pendant 9 ans, et vous créer ainsi des revenus fonciers.

Par exemple, vous investissez dans un appartement éligible au dispositif Malraux pour un montant de 250 000 €, dont 150 000 € sont à prévoir en travaux de réhabilitation. Ces travaux sont étalés sur 3 ans à hauteur de 50 000 € chaque année. Vous bénéficierez ainsi ces trois années-là de 15 000 € de réduction d’impôts n’entrant pas dans les niches fiscales.

Les atouts d’un tel placement sont multiples : outre la neutralisation de la fiscalité et  l’exclusion du plafonnement des niches fiscales, les intérêts d’emprunt, en cas de financement à crédit, peuvent être intégrés aux revenus fonciers pouvant créer un déficit foncier.

Vous l’avez compris, l’investisseur en loi Malraux est gagnant sur toute la ligne, et dispose après coup d’un bien immobilier de caractère, situé généralement dans les centres villes historiques et à forte valeur patrimoniale sur du long terme.