Vos études terminées, vous venez de signer votre 1er CDI, et vous voilà en plein dans la vie active.

→ A 25-30 ans, commence à se poser la question de l’accession à la propriété.
Vous êtes célibataire, en couple ou même mariés, un bébé est peut-être même en route.
Vous aimeriez vous sentir « chez vous » et à l’aise (plus grand pour s’adapter à vos projets familiaux), plutôt que de verser des loyers à fonds perdus.
Acheter sa résidence principale revient à mettre le pied à « l’étrier patrimonial ».
Non seulement vous pratiquez « une épargne forcée » en remboursant votre emprunt immobilier tous les mois, mais en plus votre logement représente la première pierre à l’édifice de votre retraite. Car tenons-le pour dit : ne pas payer de loyer lorsque l’on est retraité est plus que confortable.
En attendant, il reste encore quelques précautions à prendre, continuer à épargner peut s’avérer utile pour anticiper d’autres frais tels que les futures études de votre progéniture…Qui sait, entre le CAP Coiffure et les études vétérinaires, vous ne savez pas ce qu’il adviendra, mais comme toujours vous souhaitez ce qu’il y a de mieux pour vos enfants. Alors, prévoyez !
Cela commence par la durée de votre prêt immobilier : 20 ans, cela vous laisse plus de manoeuvres car le moment où vous finissez de rembourser l’achat de votre résidence correspond le plus souvent avec le début des études de votre aîné.
Ensuite, des placements tels que les contrats d’assurance-vie peuvent être intéressants, surtout qu’après 8 ans les plus-values obtenues sont beaucoup moins taxées.
Puis, si vous en avez l’opportunité, l’épargne salariale peut s’avérer intéressante.
Là encore, « le temps c’est de l’argent »! Plus vous patientez, mieux c’est en définitive.
→ Le cap de la quarantaine !
Oui, vous avez pris un « coup de vieux », et pour couronner le tout vous avez des cheveux blancs ! Mais, tout n’est pas si catastrophique puisque côté épargne et patrimoine, le panier a commencé à se remplir. Et, s’il y a eu quelques pépins en route (revente, divorce, licenciement…), tout est encore rattrapable !
Vous avez fini de rembourser le prêt de votre résidence principale, l’aîné est parti étudier et votre second enfant ne va pas tarder à faire de même.
Dans le même temps, vous avez profité d’une promotion professionnelle ou d’une opportunité de carrière avec le salaire qui va avec….Donc tout « baigne » sauf lorsque vous déclarez vos revenus au fisc. Effectivement, la note est salée !
En plus du check up santé, programmez un bilan patrimonial. Ce sera l’occasion de :
- Faire un point sur votre situation personnelle et professionnelle (évolution de carrière)
- Faire le ménage dans vos différents produits financiers accumulés au fil des années et vérifier s’ils sont toujours aussi profitables.
Réaliser un ou plusieurs arbitrage(s) vous permettra de tracer les grandes orientations patrimoniales qui vous mèneront sereinement à l’étape finale : la RETRAITE !
Pour maîtriser vos impôts et valoriser votre patrimoine, un nouvel investissement immobilier de type locatif sera certainement le meilleur placement. Il sera financé par les loyers (revenus fonciers) générés lors de la location du bien. D’autre part, vous pouvez aussi réduire vos impôts, si vous optez pour un dispositif fiscal tel que le Scellier par exemple.
Evidemment, d’autres options plus « longtermistes » existent, telles que l’investissement dans une résidence avec services (résidences étudiantes, de tourisme, senior, Ehpad). Dans ce cas, en prenant le statut de Loueur Meublé Non Professionnel (LMNP), vous bénéficiez d’un abattement forfaitaire de 50% au-dessous de 32 500 € de loyers annuels bruts si vous optez pour le régime du micro-bic, ou bien de la possibilité d’amortir la quasi-totalité de votre investissement HT si vous optez pour le régime du réel. Et simultanément, vous vous créez des revenus complémentaires très peu ou pas fiscalisés.
Le choix de l’investissement locatif peut être aussi l’achat d’une résidence secondaire qui deviendra, lors de la retraite, votre résidence principale.
En résumé, il faut réaliser un effort d’épargne immobilière conséquent et continu afin de « booster » votre enveloppe patrimoniale, toujours pour l’objectif retraite.
→ A 50 ans, la question des cheveux blancs ne s’est pas arrangée pour sûr ! Par contre côté budget, c’est le pied : moins de crédits, généralement plus d’enfants à charge et des revenus au beau fixe générés par l’apogée de votre carrière.
Alors à 15 ans de la retraite, voire moins, vous devez conforter votre épargne immobilière avec des placements sécuritaires que vous avez déjà sûrement souscrits. Par exemple, en augmentant les versements de votre ou vos assurances-vie ou bien en rachetant des trimestres pour vous assurer plus de pouvoir d’achat lorsque vous ne travaillerez plus.
Au niveau successoral, la gestion d’un ou plusieurs héritages provenant de vos parents peut intervenir. Là, une réflexion s’impose pour une bonne intégration de ce patrimoine familial externe en limitant l’impact fiscal.
Un autre rendez-vous chez votre conseiller en gestion de patrimoine ne sera pas de trop pour vous aider dans vos démarches.
L’expérience de la succession vous fera certainement prendre conscience de l’importance de la transmission de votre propre patrimoine et de la protection de votre conjoint.
→ La soixantaine atteinte, vous voilà pour la plupart « Papi et Mamie » et en retraite ! Si vous avez mené une vie immobilière telle que je viens de la conter, tout va pour le mieux. Nous vivons maintenant plus longtemps. Et la période de la retraite est devenue un moment important de notre existence. Une étape faite de projets, de bonheurs et de dynamisme. Fini les soirées au coin du feu à tricoter ou les journées à bricoler tout seul dans son garage…Bonjour les voyages organisés, la vie associative, les « gueuletons » du Club Vermeil, la vie en résidence senior, etc.
C’est aussi le temps de transmettre ce patrimoine si longtemps et durement préparé.
L’époque où parler donation entre génération était un tabou est révolue maintenant.
La transmission s’anticipe, ne serait-ce que pour la question de l’impôt, et le dialogue et l’information priment dans les familles. Des solutions existent comme :
- la constitution de SCI,
- la vente de biens immobiliers
- le versement maximal de 31 000 € exonérés d’impôts tous les 10 ans pour aider vos enfants dans leur installation
- la donation au dernier vivant pour la protection du conjoint
- ou bien directement les donations à hauteur maximale de 159 325 € par enfant